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Coravin : Pourquoi et comment l’utiliser !

Le Coravin ® a littéralement révolutionné notre approche du vin. De sa dégustation à sa conservation.
C’est devenu alors l’un de nos gadgets favoris, que ce soit pour notre usage personnel ou professionnel.

Est-il vraiment utile pour tout amateur de vin ? On vous explique ici pourquoi on a adopté ce système.

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Le Coravin : Comment ça marche ?

Ce système permet de préserver le vin, comme si la bouteille n’avait jamais été ouverte, tout en permettant de consommer régulièrement, chacun à son rythme, le vin qu’elle contient – Like magic ! 😉

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C’est une invention que l’on doit à Greg Lambrecht. Un inventeur de génie qui a conçu ce produit à côté d’une brillante carrière dans les équipements médicaux.

En plus de sa carrière professionnelle, Greg est un amateur de vin averti. Or il est vite devenu l’unique buveur de la maison à cause des multiples grossesses de sa femme. Alors la question d’ouvrir ou non une bouteille devenait récurrente. Et avec toujours la même problèmatique de la conservation de la bouteille ouverte.

C’est de ce constat, rencontré aussi par de nombreux amateurs de vin, qu’est née l’idée du Coravin.

Après plus d’une dizaine d’années de réflexion et de conception, et plus de 23 prototypes (eh oui, rien que ça !), le Coravin est né.

Ce « gadget » a en effet pour but de permettre à n’importe qui de consommer le vin d’une bouteille sans avoir à la déboucher ! « Like magic » comme on peut lire sur le profil Linkedin du concepteur !

Pour cela, le Coravin est constitué d’une aiguille creuse qui traverse, sans l’endommager, le bouchon de liège et qui permet de servir un verre de vin « à travers » le bouchon. Or le système est simple : pour éviter que le vin ne soit en contact avec l’oxygène (son pire ennemi), le Coravin est relié à une capsule d’argon alimentaire, qui vient remplacer le vide créé par le vin versé.

Vous vous demandez surement en quoi ce système pourrait bien vous être utile ? Nous avons donc listé les deux principales raisons qui nous semblaient les plus pertinentes lorsqu’on parle du Coravin :

Raison n°1 de l’utiliser : Juste pour un verre

Niveau d’expertise requis : Tous niveau 🙂 – avoir soif serait un plus 😉

Lorsqu’on a bien envie d’un verre de vin sans nécessairement vouloir ouvrir une bouteille !

Et qui n’a pas déjà rencontré ces nombreux cas :

  • vous êtes seul,
  • ou à deux en tête à tête mais vous voulez rester raisonnables,
  • ou vous avez vraiment envie de déguster un bon verre de vin, mais une bouteille de 75cl vous semble beaucoup trop.

Quant à nous, nous rencontrons le plus souvent cette situation : on aime bien boire, tout en restant raisonnables, plusieurs verres de vins différents dans la même soirée. Problématique parfois un peu compliquée (souvent ? 😉 )

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C’est pourquoi le Coravin a vraiment révolutionné notre approche du vin, aussi bien à titre personnel qu’à titre professionnel. Car aujourd’hui lorsqu’on a envie de se servir un verre, on a plus peur de gâcher la bouteille si on ne la finit pas. Et on ne se pose plus de questions par rapport au reste de la soirée.

On se sert un verre, et hop, on range la bouteille. On n’a donc pas forcément besoin de boire la même chose que tout le monde dans la pièce, surtout s’ils préfèrent un autre vin, un cocktail, une bière, ou même un thé… !

Et c’est bien l’un des nombreux cas que le Coravin nous a permis de rendre beaucoup plus agréable

  • qu’on soit seul ou à deux : il n’y a alors plus de risque de gâcher, ou de vouloir à tout prix terminer la bouteille,
  • pas besoin de trouver un compromis avec votre cher et tendre pour décider ce que vous allez boire ce soir. Maintenant, chacun son verre, comme dans les meilleurs bar à vin, mais dans notre canapé !
  • on peut aussi réaliser une dégustation avec beaucoup de cuvées différentes pour nos amis, sans risquer de gâcher des bouteilles que personne ne finira par la suite,
  • on peut même penser à se concocter un repas « accords mets et vins » maison, comme dans les meilleurs restaurants, sans finir avec 2g dans le sang car on a dû déboucher 5 bouteilles alors que l’on était deux 😉

Et tout ceci sans nécessiter aucune expertise ! Le Coravin est vraiment très simple d’utilisation. Même si au premier abord, il paraît étrange et complexe.

C’est donc devenu un indispensable, en tout cas pour nous, depuis sa première sortie. On est vraiment satisfaits de cet achat, qui paraît au départ un peu conséquent, mais qui nous a fait économiser énormément d’argent, car nous ne gâchons plus une seule goutte des vins que nous achetons !

Raison n°2 de l’utiliser : Découvrir une bouteille et suivre son évolution

Niveau d’expertise requis : Intermédiaire et +

  • Vous êtes déjà convaincu de l’utilité de rédiger des fiches de dégustation ?
  • Vous aimez aussi collectionner les bouteilles de vin ?
  • Ou simplement avoir de belles bouteilles à déguster tranquillement lorsqu’elles sont « prêtes » à être bues ?

Car toute la difficulté est de savoir : mais quand la bouteille sera-t-elle réellement prête à être bue ?

C’est pourquoi le Coravin est pour nous la solution idéale dans ces cas-là !

Cependant, il présente de nombreux avantages, car on peut parfois être hésitant à ouvrir une bouteille que l’on a fait vieillir. Surtout pour un vin de garde. Et on ne sait jamais si ce sera le bon moment ou pas, si elle ne sera pas bien meilleure dans quelques mois ou années…
Il est donc particulièrement frustrant de déboucher une jolie cuvée et de découvrir qu’elle aurait encore pu se bonifier pour être à son plein potentiel.

Le Coravin nous permet de goûter régulièrement la même bouteille !

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Pour finir

Mais voilà, sans Coravin on est parfois obligé d’y aller un peu à l’aveuglette. On ouvre alors une bouteille en espérant que c’est le bon moment et on peut parfois le regretter. Et si on n’a pas de chance, il ne reste plus qu’à boire un vin que l’on aurait pourtant pu mieux apprécier plus tard. Et on ne peut plus la reboucher.

Le Coravin nous permet au contraire de se servir une petite dose de dégustation, sans risquer d’ouvrir une bouteille qui ne serait pas réellement prête.
Cela permet alors de prendre connaissance de son évolution. Et si on est vraiment passionné, on peut même comparer avec les notes des dégustations précédentes.

C’est donc un compagnon précieux pour tout amateur de vin, et pour tout professionnel.
C’est pourquoi, on ne sait que vanter ses mérites tant c’est devenu un compagnon quotidien de notre passion !


Qu’est-ce qu’un tanin ?

Qu’est-ce qu’un tanin ?

On retrouve ce mot constamment lorsqu’on essaie de se renseigner sur le monde du vin et vous vous demandez ce que peut bien être un tanin, et pourquoi parle-t-on de vin tannique ?
Nous avons la définition idéale pour vous !

Les Tanins, Les points clés à retenir

  • Les tanins sont principalement contenus dans la peau des raisins.
    Les tanins sont un élément naturel contenu dans la peau des raisins, on en trouve également dans les pépins et dans les rafles.

  • Ce sont les tanins qui sont responsables de la couleur des vins rouges et des vins rosés.
    Les tanins contenus dans la peau des raisins viennent colorés les vins rouges et les vins rosés pendant la macération pelliculaire.

  • Les tanins sont l’un des trois piliers de la garde des vins.
    Les tanins sont indispensables au bon vieillissement des vins, ceux-ci vont permettre aux meilleures bouteilles de traverser les décennies ! C’est pourquoi ils sont également nécessaires dans les vins blancs !

Les tanins du vin : principalement dans les vins rouges

Les tannins sont responsables de la couleur du vin

Les tanins (ou tannins) se retrouvent principalement dans les vins rouges.
Cela s’explique par l’origine des tanins : ceux-ci sont notamment responsables de la couleur des vins, et ils sont principalement présents dans la peau des raisins.
En fonction des cépages la peau sera plus ou moins épaisse, et les tanins seront plus ou moins concentrés.
Lorsque l’on fait du vin rouge, on garde la peau des raisins après avoir pressé les baies et on laisse le vin réaliser sa fermentation alcoolique avec les peaux. Les tanins présents dans la peau des raisins rouges vont venir colorer le vin.

La durée de macération des peaux avec le jus des raisins varie énormément : c’est un choix du vigneron.

  • Tout dépendra de ce qu’il souhaite réaliser comme style de vin, léger ou plus corsé,
  • de l’intensité de la couleur qu’il souhaite pour son vin,
  • et s’il souhaite réaliser un vin facile à boire jeune ou un vin de garde qui pourra vieillir plusieurs années, voire plusieurs décennies.

Ils influent énormément sur la garde des vins

Si le souhait du vigneron est de réaliser des vins de garde, il cherchera à obtenir le plus de tanins possible pour son vin, tout en essayant de les « assouplir ».

On parle de souplesse des tanins car ceux-ci peuvent apporter une impression de sécheresse en bouche, on parle alors de vin astringent. Dans le cas d’un vin astringent on parlera alors de « dureté des tanins », de « masse tannique mal incorporée »… Tous ces termes ayant pour but de décrire la sensation que les tanins vont provoquer lors de votre dégustation.
Les vins astringents sont très désagréables à boire, personne ne souhaite se resservir un vin qui assèche les papilles !

D’ailleurs chez Terra Bacchus on est plutôt anti-tanin : c’est vraiment un énorme défaut pour nous et on ne se ressert jamais un vin où les tanins sont mal intégrés ! (et on ne vous conseillera jamais de tels vins ! Promis !)

Cependant les tanins font partie des trois éléments qui permettent une longue garde des vins : avec l’alcool et l’acidité c’est l’un des trois piliers de la durée de vie de votre vin en cave.
Ils sont donc nécessaires et c’est pourquoi le vigneron cherchera à en extraire. Il s’emploiera ensuite à les incorporer à son vin pour que cela soit agréable à boire.

C’est notamment la raison pour laquelle généralement les vins rouges sont mis en bouteille beaucoup plus tard que les vins blancs.
En effet les vins blancs ne contiennent pas de tanins ou très peu, car les peaux des raisins ne macèrent pas avec les jus.

Une des meilleures façons d’incorporer les tanins aux vins reste la patience : plus le vin restera longtemps en cuve ou en barrique et plus les tanins viendront se fondre avec les autres éléments du vin. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certains rouges très tanniques du Rhône ou de Bordeaux doivent souvent attendre plusieurs années avant d’être débouchés : c’est la patience nécessaire pour que tous les éléments se fondent les uns avec les autres pour vous offrir un ensemble harmonieux !

(On parle bien sûr d’un vin bien fait, pas d’un vin où l’extraction à coup de pigeages supers violents est venue extraire une masse tannique incontrôlable ! – car dans ce cas, même 10 ans après la mise en bouteille vous vous retrouverez avec les joues desséchées ! – peu importe ce que peut vous assurer le vigneron ou le caviste – fuyez les vins astringents !)

tanin tannin
tanin tannin fermentation malolactique

D’où viennent les tanins ?

Les tannins sont donc très importants : ils donnent la couleur, ils permettent de faire (ou non) des vins de garde.

On trouve les tanins dans plusieurs éléments qui peuvent entrer dans la composition du vin :

  • Dans la peau des baies de raisin,
  • Dans le bois des barriques en chêne,
  • Dans les « rafles » des raisins (la rafle est la tige de la grappe des raisins),
  • Et dans les pépins.

Les rafles

Certains types de tanins seront plus privilégiés que d’autres, et certains seront à éviter le plus possible (par exemple ceux contenus dans les rafles, car ils peuvent donner un côté « vert » au vin).

On parle de côté vert car la rafle est l’extrémité de la vigne à laquelle est attachée la grappe de raisin. Cette tige est en fait un petit morceau de bois vert et peut apporter de l’amertume et des arômes de sous-maturité au vin. Certains producteurs enlèvent donc une partie des rafles, voire la totalité.

Lorsque le vigneron dégrappe les baies de raisin on dit qu’il a égrappé ou « érafflé » sa vendange.
C’est un travail long et fastidieux, mais cela permet au vin de ne pas avoir un goût de bois vert infusé qui pourrait venir dénaturer les arômes naturels du cépage.

Les barriques de chêne

Les barriques de chêne contiennent des tanins : ce sont les tanins naturels du chêne, de nombreux végétaux en contiennent.
Lorsque les barriques sont neuves elles vont transmettre une partie de leurs tanins aux vins qu’elles vont contenir. C’est pourquoi souvent lorsqu’un vigneron cherche à faire des vins de garde, il met une partie de ces jus de raisins dans des barriques en chêne. C’est le cas pour les vins rouges, comme pour les vins blancs.

En effet les vins blancs ne bénéficient pas de l’apport en tanins des peaux des raisins dont ils sont séparés dès le pressurage des baies. Le passage en barrique permettra donc à ces vins de bénéficier d’un apport en tanins qui leur fait normalement défaut.

tanin tannin

Les pépins des raisins

Les pépins des raisins contiennent des tanins et des substances amères.
Lorsqu’on fait du vin il est nécessaire de pressurer les raisins pour en extraire le jus : c’est cette extraction qui risque d’écraser les pépins et d’apporter des arômes amers au jus.
C’est pourquoi de nombreux producteurs s’équipent de machines très performantes leur permettant de faire des pressurages doux. Les baies de raisins sont alors suffisamment pressurées pour libérer leur jus, sans pour autant écraser les pépins qu’elles contiennent.
Cela permet d’éviter d’obtenir des tanins non désirés dans les jus de raisins et préserve le futur vin d’arômes non désirés.

Conclusion : Les tanins sont la garantie de la longévité des vins et un bon indicateur de la qualité d’une bouteille

On comprend donc mieux l’importance des tanins !
Ceux-ci permettent aux vins d’avoir une bonne garde dans le temps et un vieillissement optimal. Mais c’est aussi un très bon indicateur de la qualité du travail du vigneron : à la cave comme dans les vignes !

En effet, des tanins mal intégrés donnent des vins très désagréables à boire.
Et c’est là que toute la finesse du travail du vinificateur est d’importance : réaliser des vins « souples », faciles à déguster, qui donnent envie de se resservir même avec les cépages les plus tanniques relève d’une grande maîtrise de tout le processus de vinification ! Et c’est comme cela que l’on reconnaît les meilleurs !

Ce travail commence dès la vendange : le choix de la méthode de vendange sera très important, de même que la maturité à laquelle les grappes seront récoltées.
Des rafles trop vertes et toute la cuve risque d’avoir un côté herbacé que personne n’appréciera par la suite. Vous l’avez probablement déjà vous-même remarqué : lorsque le raisin est bien mûr, les tiges deviennent plus sèches et plus foncées.
Récolter les grappes à la main ou avec une machine sera également très différent : la machine secoue la vigne, l’agite dans tous les sens et emmène aussi bien les baies de raisin, que les insectes ou les feuilles mortes. On est bien loin du travail de sélection grappe par grappe réalisé par l’humain.

Ensuite dès le pressurage les tanins seront plus ou moins extraits, en fonction du type de machine que le vigneron privilégiera.
Pour les vins rouges la macération sera une étape cruciale :

  • Certains iront « piger » le « chapeau » (masse flottante des peaux des raisins en haut de la cuve où macère le vin) avec de grands bâtons, ou pire avec des bras mécaniques tous les jours ou plusieurs fois par jour pour accélérer l’extraction de la couleur (et donc des tanins).
  • Quand d’autres producteurs, au contraire, laisserons la nature faire les choses en douceur en prolongeant les macérations sur de longues semaines, permettant à la couleur de s’extraire tranquillement, tout en fournissant les tanins nécessaires à la cuvée en toute subtilité.

Viendra ensuite la mise en cuve (inox, béton, ciment…) ou en barrique, pendant des durées très variables. Chaque contenant ayant un impact différent, en fonction de sa forme et du matériaux avec lequel il est réalisé, sur le goût final du vin et sur la façon dont les tanins s’intégreront au vin.

(Explications : Certains matériaux ne laisseront pas passer l’air, d’autre plus ou moins, rapidement ou pas, permettant une micro-aération du vin. Tandis que certains seront sensibles aux variations climatiques, d’autres auront une inertie très profitable permettant d’éviter les aléas de températures et la nécessité de trop climatiser les chais).

Tous ces paramètres (et surtout tous ces choix, fait en toute conscience par le vinificateur) seront très importants sur la réussite d’une belle cuvée !
De là découle l’impression finale que nous en tirerons à la dégustation des mois, voire des années après !


bouchon vin bouchonné

Comment reconnaître un vin bouchonné ?

Pourquoi dit-on d’un vin qu’il est bouchonné ?

Et surtout comment savoir si cela est arrivé à votre vin ou non ?

Car le goût de bouchon est le plus célèbre des défauts que peut présenter un vin. Et c’est pour cette raison, qu’au restaurant, le serveur vous fait [normalement] toujours goûter le vin avant de vous le servir.
Donc si cela se présente, un vin bouchonné vous est normalement remplacé immédiatement. Mais cela arrive de temps en temps, même aux meilleures bouteilles !

Pourquoi le vin devient-il bouchonné ?

En effet, le goût de bouchon, qui est aussi appelé « vin bouchonné », est un problème qui touche un petit pourcentage des vins. Même sur les grandes cuvées. Et oui !

La cause provient principalement du bouchon des bouteilles qui est en liège. Mais ce problème ne se rencontre pas sur des vins à capsules à vis, comme on en trouve beaucoup dans le Nouveau Monde.

Or voici les différents facteurs qui peuvent intervenir pour faire apparaitre ce problème :

  • Le bouchon lui-même peut présenter des défauts. En effet celui-ci est issu de l’écorce d’un arbre et n’est pas exempt d’un risque de détérioration qui viendrait contaminer le vin à son contact lorsque la bouteille est couchée,
  • Le goût de bouchon est souvent également due à la détérioration du vin lui-même.
  • Et cela peut même être due aux barriques de chêne dans lesquelles certains vins sont placés pour l’élevage avant leur mise en bouteille.

Cependant malgré les risques de goût de bouchon, il est quand même assez rare de tomber sur une bouteille qui présente ce défaut. Seulement 0,3% à 2% des vins sont bouchonnés. Cela reste donc assez anecdotique de rencontrer des bouteilles de vins bouchonnés dans la consommation de la plupart des amateurs de vins.

bouchon vin bouchonné

Oui mais, comment fait-on pour reconnaître un vin bouchonné ?

Même si on a déjà entendu cette expression dans la bouche de la plupart des amateurs de vins, le commun des mortels reste quand même assez perplexe face à cette notion !
Et lorsqu’un serveur vous présente une bouteille au restaurant, il ne faut pas compter sur celui-ci pour vous expliquer comment vous êtes censé vous y prendre !

Voici comment faire pour impressionner votre cher(e) et tendre ou vos amis, la prochaine fois qu’on vous demandera si le vin est bon :

  • Lorsque vous « goûtez le vin », commencez toujours par le sentir. Puis par le faire tourner dans votre verre. Et par le sentir de nouveau. (Ces 3 gestes successifs sont la base de la dégustation!). Et c’est surtout à ce moment-là que les principaux défauts se présentent.
    Car un vin bouchonné est principalement sensible à l’odeur, juste après l’ouverture d’une bouteille. Et il va seulement s’amplifier ensuite en bouche. Donc en le goûtant directement vous risqueriez de ne pas forcément le remarquer immédiatement.
  • Si vous sentez une odeur de moisie, de renfermé, des arômes éteints et couverts par le goût très peu agréable du liège trop frais : vous êtes donc malheureusement en présence d’un vin bouchonné. C’est sûr !

Dans ce cas, arrêtez de le boire. (eh oui, je sais. Ce n’est pas forcément ce que l’on souhaite). Mais le plaisir du vin n’est pas du tout compatible avec ce défaut. Certains vous conseilleront probablement d’essayer d’utiliser ce vin autrement : en sauce par exemple… Ce n’est alors pas forcément la meilleure idée du monde, car le goût acre du vin risque de venir gâcher un plat qui mériterait mieux que le recyclage de votre vin défectueux ! Donc il n’y a malheureusement pas grand chose à faire pour sauver la situation.

aromes du vin arome

Petite astuce pour faire comme les pros

En effet, pour être vraiment sûr que le vin est défectueux, la technique la plus sûre reste encore de sentir le bouchon lui-même. Et du bon côté naturellement, là où il se trouvait en contact avec le vin.
Normalement cette zone doit présenter l’odeur du vin avec les jolis arômes que contient la bouteille.
Donc lorsqu’un vin est bouchonné ce sera tout l’inverse ! Et le bouchon sentira légèrement le moisi ou le renfermé. Donc ce sera un indicateur sûr pour mettre de côté ou non une bouteille !


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Les Aromes du vin : De Quoi s’agit-il ?

Les arômes sont essentiels dans le vin. Ils sont à la base même de la dégustation.
En effet la magie du vin réside dans le fait que la fermentation alcoolique va permettre la transformation du jus de raisin en vin.
Ce processus est à l’origine des arômes dans le vin.

L’arôme du vin : En tant que parfum

L’arôme s’entend ici dans son sens le plus profond, quand on en revient à la signification grecque du mot : un parfum.

Le vin possède près d’un millier de parfums différents, c’est l’alchimie des différents composants du vin, avec l’influence du terroir qui crée la magie de la palette aromatique des vins.

Le raisin est en effet l’un des seuls fruits qui une fois transformé en alcool donne d’autres arômes que ceux présents à l’origine dans les grappes de raisin fraîches.

aromes du vin arome

Les arômes du vin : Une palette exceptionnelle

La riche palette aromatique que l’on retrouve dans les vins est à l’origine de la sommellerie et de l’art de la dégustation du vin.

Les accords mets et vins prennent ainsi tout leur sens grâce à cette riche palette aromatique à la disposition du sommelier pour accompagner et sublimer les meilleurs plats.

Les différents arômes que l’on retrouve dans le vin sont classés selon trois grandes catégories :

  • Les arômes primaires
  • Les arômes secondaires
  • Les arômes tertiaires

Reconnaître les arômes du vin

Il existe de nombreuses façon pour s’entraîner à découvrir les arômes dans le vin, Jean Lenoir a même créer son Nez du Vin pour s’habituer à reconnaître les principaux arômes du vin, les arômes dû à l’utilisation de barriques de chêne, voir même à reconnaître les défauts du vin.

C’est dire toute l’importance des arômes dans le vin !

Il est recommandé de faire de nombreuses dégustations et d’aller à la rencontre de nombreux vignerons lors de salons pour s’habituer à la diversité aromatiques des vins.
Prendre le temps de sentir les fruits et les légumes, les épices et toutes les saveurs lors des repas, des visites chez le primeur ou dans les épiceries spécialisées vous aideront à développer votre « nez ».

Le vin peut prendre toutes sortes de palettes aromatique, notamment en vieillissant.
Il n’est pas rare d’y retrouver alors des arômes « musqués », de « sous-bois » où se mêlent champignons et humidité caractéristique de l’humus et de la pénombre des forêts.
Prendre le temps de bien respirer les différentes fragrances de tous les jours nous amènent à devenir attentif à la richesse aromatique de notre environnement et à mettre ainsi plus facilement des mots sur nos émotions lors des dégustations.

arome du vin jean lenoir

vieilles vignes vieille vigne

Vieilles vignes : A partir de quand une vigne est-elle vieille ?

Pourquoi parle-t-on de vieilles vignes ?

On trouve parfois cette appellation sur les bouteilles, ou lorsqu’un vigneron nous parle de son vin. Mais que signifie donc une vieille vigne? A partir de quand considère-t-on qu’elle est « vieille »? Quel est l’intérêt de préférer une bouteille issue de vieilles vignes ?

Vieilles Vignes, Les points clés à retenir

  • Les vignes sont considérées comme vieilles lorsqu’elles ont plus de 40 ans.
    On trouve des vignes très âgées dans certaines régions, certaines approchent même le centenaire !
  • Les vieilles vignes donnent généralement des vins plus concentrés et plus aromatiques.
    Les vignes vieilles, qui ont de nombreuses décennies, ont un tronc beaucoup plus large et des racines beaucoup plus profondes que les jeunes vignes. Leur rendement est également inférieur : elles produisent beaucoup moins de grappes. Cela permet aux raisins qu’elles produisent de bénéficier de plus d’éléments nutritifs et d’être beaucoup plus aromatiques.
  • Le terme « vieilles vignes » n’est pas réglementé.
    Il n’existe aucun contrôle mettant en place des règles encadrant l’appellation « vieilles vignes », les vignerons affichent généralement cette mention sur les vignes les plus vieilles de leur domaine.

A partir de quand une vigne est-elle vieille ?

Le cycle de vie de la vigne

Le cycle de vie d’une vigne connaît plusieurs grandes phases. Lorsqu’elle est plantée, elle ne produit quasiment pas de raisins les 3 premières années, et elle n’est donc pas productive.
Ces premières années lui servent à s’enraciner dans le sol et à croître régulièrement, grâce aux tailles et aux soins prodigués par le vigneron.

Ce n’est qu’à partir de la 3eme année que la plupart des récoltants espèrent récolter les premiers raisins.

Plus la vigne est jeune et plus elle produira de grappe, cependant son tronc n’est pas très chargé en sève et souvent les jeunes vignes sont considérées comme peu qualitatives, car leurs raisins sont souvent moins concentrés que ceux produit par une vigne plus âgée.

Au cours de sa vie, la vigne va donc atteindre un âge où elle commencera a être considérée comme moins jeune : en général à partir de 40 ans.

On parle de vieilles vignes souvent lorsqu’elles ont plus de 60-70 ans.

Les cuvées « Vieilles vignes »

Lorsqu’elles atteignent des âges avancés : + de 60 ans, 70 ans, 80 ans : les vignes ne produisent alors plus que quelques grappes par ceps et les rendement à l’hectare sont alors très très faible.

Certains producteurs choisissent alors d’arracher leurs vieux ceps pour les remplacer par de jeunes vignes qui seront plus productives dans les années à venir.

D’autres au contraire choisissent de conserver ces vieilles parcelles de vignes pour permettre à leurs vins de profiter de cette haute concentration de sucre dans quelques grappes.

Cela donne souvent lieu à des cuvées séparées : c’est alors que le vigneron précise sur la bouteille que c’est une parcelle de « vieilles vignes ».

Quel est l’intérêt de préciser « vieilles vignes » sur les bouteilles ?

C’est donc à titre informatif pour le consommateur que l’on ajoute la mention « vieilles vignes » sur les bouteilles.

C’est bien souvent aussi pour permettre de justifier un prix plus élevé par bouteille : en effet les rendements sont beaucoup plus faibles pour cette parcelle que pour les jeunes vignes.

De nombreux châteaux et domaines préfèrent mettre en avant leurs vieilles vignes dans des cuvées d’exception, permettant alors au dégustateur de prendre toute la mesure de la concentration des jus. Plutôt que de diluer ces raisins avec le reste de la récolte.

Ces sont souvent des « micro-cuvées » qui ne sont tirées qu’à quelques milliers d’exemplaires. Elles viennent souvent illustrer toute la complexité dont est capable un château ou un domaine.

Pourquoi la mention « Vieilles Vignes » fait-elle débat ?

Nous sommes convaincus (après main et maintes dégustations) que la bonne réputation dont jouissent les vieilles vignes, est justifiée. Ces parcelles donnent des vins plus concentrés, où toute la puissance et l’élégance d’une région s’exprime bien souvent.

Cependant cette mention fait parfois débat.

En effet il n’existe pas de règles pour établir qu’une parcelle mérite l’appellation « vieilles vignes ». Cette mention ne fait l’objet d’aucun contrôle de la part d’aucune institution.
Aussi bien en France que parmi les vins du monde.

Il n’est donc pas impossible pour un vigneron de taxer de vieilles vignes une parcelle de 40 ans, quand son voisin n’affichera cette mention que pour les parcelles âgées de plus de 70 ans.

Cela rend donc un peu flou cette notion, surtout lorsqu’on n’a pas de précisions supplémentaires au moment de l’achat.

Doit-on se fier à la mention « Vieilles vignes » sur une bouteille ?

Malgré ce flou entourant le contrôle de la mention « vieilles vignes », nous avons tendance à y croire.

En général le vigneron n’affichera cette mention que pour ses vignes les plus âgées. Cela permettant aux consommateurs de reconnaître la cuvée « d’exception » du domaine, à côté de celles plus communes qu’il peut produire.

Et ce sont bien souvent ces cuvées qu’il est conseillé de choisir lorsque l’on veut un vin de garde.

C’est bien souvent justifié à la dégustation. Et même s’il est probable que cela implique une cuvée plus chère que les autres, c’est très rare qu’il n’y ait aucunes différences entre deux vins d’un même domaine, l’un portant la mention vieilles vignes, alors que l’autre est réalisé avec des vignes plus jeunes.


chardonnay

Le Chardonnay : Un cépage mondialement connu

Le chardonnay est le cépage le plus répandu dans le monde. Il est cultivé dans de très nombreuses régions viticoles et il donne son nom à de nombreux vins.
Et c’est sans doute l’un des vins les plus connus !

En effet les vins issus de chardonnay sont très appréciés des consommateurs comme l’indique l’évolution à la hausse des surfaces de vignes de chardonnay dans le monde entier !

Il est d’ailleurs considéré comme un cépage universel car il s’implante très facilement sous différents climats : des régions septentrionales du nord de l’Europe aux plus méridionales.

La Bourgogne : Région d’origine du chardonnay

Le chardonnay est un cépage blanc issu de la Bourgogne. C’est là qu’il est implanté depuis des siècles et où il produit parmi les vins les plus qualitatifs du monde.

Chablis, dans le nord de la Bourgogne, c’est même le cépage roi : tous les vins de Chablis sont réalisés en monocépage avec du Chardonnay.
A cette latitude septentrionale il donne des vins très raffinés qui sont très recherchés pour leur acidité et leur fraîcheur.

Chablis carte de france

Les vins de Chablis sont connus dans le monde entier.

Le nom de Chablis est même devenu une expression en soi pour dire « verre de vin blanc » aux Etats-Unis ! C’est dire l’association entre ce vin exceptionnel, et le fait de boire un bon verre !

Le Chardonnay dans le monde

Le Chardonnay est implanté dans une très grande partie des vignobles du nouveau monde, comme dans les vignobles européens.

On en trouve :

  • Australie et en Nouvelle-Zélande, de très qualitatifs, comme des vins très bon marché,
  • En Amérique du Nord : il est présent en grande quantité en Californie et est très apprécié de la clientèle locale,
  • En Amérique du Sud : le Chili et l’Argentine produisent des chardonnay dont la renommée commence à dépasser les frontières du pays,
  • L’Afrique du sud possède également des vignobles dédiés à ce cépage.

Ce cépage permet de produire différents types de vins et des qualités très variables :

  • C’est également un cépage facile à cultiver qui permet de produire des raisins en grande quantité et de réaliser des vins très bon marché.
    Il est aussi bien mis en bouteille en monocépage qu’en assemblage avec d’autres cépages facile à produire en grande quantité,
  • Il est également à l’origine des meilleurs vins du monde, notamment dans sa région d’origine (la Bourgogne), et permet alors d’expérimenter toute la fraîcheur et la finesse dont il est capable !

Les vins issus de Chardonnay

On trouve donc une très grande diversité de vins issus de chardonnay. Du grand Bourgogne produit en quantité très limitée au vin très simple.

C’est un cépage qui a pour principale caractéristique de faire « parler le terroir » dans lequel il évolue. Ainsi le climat comme la composition du sous-sol auront une très grande importance sur les arômes finaux du vin.

Il est l’un des principaux cépages utilisé pour réalisé le champagne, avec le pinot noir et le pinot meunier. On le trouve également dans le Pays d’Oc sous un soleil de plomb.
La différence du climat auquel il est soumis est enfermée dans la bouteille et révèle tous ces secrets à la dégustation !

chardonnay

Arômes caractéristiques du Chardonnay

Dans des régions septentrionales comme Chablis et la Champagne il donnera des arômes de pommes, poires et des notes d’agrumes. Toute la fraîcheur du climat sera retranscrite dans un vin incroyablement frais et minéral comme on n’en trouve qu’au nord de la Bourgogne.

Plus bas en Bourgogne, la fermentation malolactique pratiquée systématiquement sur les blancs donnera des notes « lactée » et « beurrée » au vin, si caractéristiques des chardonnay produits dans cette zone.

De même que l’utilisation de barriques en chêne apportera des notes boisées à ces vins. Tout dépendra alors du choix de vinification du vigneron.

Lorsque le climat est plus chaud et ensoleillée qu’au nord de la Loire les vins présenteront un corps assez charpenté et une texture velouté et crémeuse.
Les arômes seront différents et pourront tiré sur des fruits plus mûrs et seront souvent plus « lourd » dans les climats chauds.

Accords mets et vins

Le chardonnay donne des vins généralement agréables à boire seuls dès l’apéritif.
En accords mets et vins ils seront souvent le choix idéal pour accompagner un plat de poisson.
La complexité des styles de vins accompagnant ensuite la complexité des plats.

Ce sera également un accompagnement de choix pour les viandes blanches.


cepage definition

Qu'est-ce qu'un cépage ? Définition

Qu’est-ce qu’un cépage ?

Si vous vous posez cette question, vous êtes au bon endroit !

Un cépage c’est une variété de raisin !

Et oui, c’est un mot un peu barbare pour dire variété de raisin. Plus scientifiquement, un cépage est un type de plant de vigne.
Le cep désigne quant à lui le pied de la vigne !

Si vous voulez vraiment parler botanique il faudra dire « cultivar ».

Ainsi chaque cépage est différent : toutes les vignes donnent des raisins. Mais en fonction des régions, différents types de raisins sont implantés et ceux-ci présentent des différences parfois assez importantes.

La plus connue est la distinction entre raisin blanc et raisin rouge.

Il existe ainsi des milliers de variétés de raisins à travers le monde. Certaines variétés seront utilisées pour faire du vin, d’autres seront réservées à la table. On les verra apparaître sur les étals de septembre à fin octobre après les vendanges.

On parle en général de cépage pour distinguer les variétés propres à faire du vin. C’est un terme technique que l’on rencontre presque exclusivement dans le monde du vin !

chardonnay

Petite histoire « courte » de la vigne européenne

Vitis vinifera

Parlons donc des variétés de raisins propres au vin !

Les seuls cépages dont on entend parler en viticulture sont issus d’une même espèce de vigne : Vitis vinifera. En effet d’autres espèces de vignes existent, mais au fil des siècles il nous est apparu évident que seuls les raisins issus de Vitis vinifera donnent des vins fins et agréables à boire.

Ainsi que ce soit le pinot noir, le chardonnay, la syrah, le grenache… ou n’importe quel cépage dont vous pourriez avoir entendu parler lors d’une dégustation de vin, il est sûr à 99,9 % qu’il est issu de Vitis vinifera.

Le Phylloxéra : celui qui mit nos vignobles en péril

Il existe un insecte, destructeur pour la vigne, qui a réduit à néant le vignoble européen à la fin du XIXe siècle.
Cet insecte s’appelle le Phylloxéra, et par extension quand on parle de cet insecte on parle souvent des ravages qu’il a causé au vignoble européen à cette époque.

Cet insecte s’attaque à la vigne et la fait mourir. Mais il n’est un nuisible que pour Vitis vinifera !
D’autres variétés de vignes ne sont pas sensibles à son attaque car leur sève l’englue comme de la colle et il ne peut survivre en s’attaquant à ces variétés de vignes.

C’est ainsi que sont nés les « portes-greffes ».

Lors des ravages causés par le phylloxera il est apparu que Vitis riparia, Vitis rupestris et Vitis berlandieri, trois espèces natives d’Amérique du nord, ne subissaient pas les attaques de cet insecte.
Mais les cépages qui sont produits par ces vignes ne donnent pas des vins fins comme ceux que peut produire Vitis vinifera.
C’est alors que des botanistes ont eu l’idée de greffer des cépages de Vitis vinifera sur des ceps de Vitis riparia et sur les différentes variétés résistantes à ce nuisible !

C’est grâce à cette technique que les cépages européens ont survécu et que le vignoble a pu être reconstitué progressivement. Et ce, pour notre plus grand bonheur.


Acidite du vin

Acidité du vin

L’acidité est l’une des saveurs essentielles perçue lorsque l’on goûte un aliment.
Nos papilles captent principalement quatre d’entre elles : le sucré, le salé, l’acide et l’amertume.

L’ Acidité du vin est un élément essentiel, c’est ce qui vous donnera (ou non) une sensation de fraîcheur en bouche. C’est également l’acidité du vin qui déterminera en partie son potentiel de garde.

L’ Acidité du vin un élément essentiel

L’acidité permet au vin d’être « équilibré » en bouche.
C’est à dire : Lors d’une dégustation, un vin pas trop acide donnera une impression de lourdeur. On aura moins envie d’en reprendre et il sera peu agréable à boire.

C’est aussi l’acidité qui détermine le potentiel de garde d’un vin : un vin peu acide aura un potentiel de garde beaucoup moins élevé.
En effet l’acidité baisse au cours du temps dans la composition du vin. Et lorsqu’elle atteint un seuil trop faible celui-ci semble « passé ».

Un faible taux d’acidité dès la mise en bouteille sera donc un signe incitant à boire le vin jeune sans attendre.

L’acidité est donc extrêmement importante ! C’est pourquoi c’est l’une des données les plus surveillées par les vignerons pendant la fermentation et tout au long du processus de vinification.

Comment détermine-t-on le taux d’acidité d’un vin ?

Ainsi l’acidité d’un vin détermine la sensation de fraîcheur en bouche à la dégustation.
Mais comment reconnaît-on cette « fraîcheur » ?

Nos papilles sont des outils exceptionnels et lorsqu’on y prête un peu d’attention, de nombreux « signaux » automatiques se déclenchent en nous lors d’une dégustation.

Ainsi l’acidité a tendance à nous faire saliver.

C’est automatique : plus un plat ou une boisson sera acide et plus la salive sera abondante.

Il s’agit donc d’être à l’écoute de notre corps et plus précisément de notre bouche lors d’une dégustation : à la base de nos gencives de petites glandes vont libérer de la salive et si vous vous concentrez sur cette sensation vous pourrez déterminer l’importance de la salivation.

C’est comme ça que les professionnels du vin déterminent l’acidité d’un vin pendant une dégustation. Avec un peu d’entraînement cela devient un réflexe.

La sensation générale doit cependant être agréable : l’acidité n’est pas un but en soit, elle ne sert qu’à soutenir le vin.
Des vins des côtes du Rhône très bien faits pourront se garder pendant des décennies grâce à un taux d’acidité bien maîtrisé, tout en gardant leurs arômes fruités.

D’autre part, contrairement à une idée répandue : l’acidité du vin « ne pique pas » en bouche. Un vin qui pique est juste un vin qui pique…

L’acidité n’est pas un arôme mais un élément du vin, qui au même titre que l’alcool fait que l’ensemble sera harmonieux ou non.

Acidite du vin

Mais comment l’acidité apparaît-elle dans le vin ?

L’acidité des vins est déterminée par de nombreux facteurs : la composition du sous-sol, le cépage, le climat, la fermentation alcoolique et les processus de vinification.

(ex: la fermentation malolactique , lorsqu’elle a lieu, fait énormément chuter le taux d’acidité du vin. C’est pourquoi certains vignerons cherchent à l’éviter en gardant toujours leurs cuves en-dessous d’une certaine température, d’autres au contraire la recherchent : elle donne un côté moins « tranchant » au vin, et favorise le côté beurré propre aux Bourgognes notamment.)

Tout le travail du vigneron récoltant sera de préserver cette acidité à un taux relativement élevé pour permettre à ses vins d’être équilibrés, de se conserver en cave le plus longtemps possible, tout en étant agréable à boire.

Et c’est un travail qui commence à la vigne : en effet les différents cépages ont une influence sur le taux d’acidité final, certains contiennent naturellement plus d’acides que d’autres.
Tout l’art de faire du vin intervient alors avec les vendanges et les assemblages de différents cépages.

Par exemple :

En Vallée du Rhône le Grenache et la Syrah sont connus pour avoir une acidité assez basse, à l’inverse du Carignan. Un assemblage peut par exemple permettre de trouver un équilibre.

Acidite du vin schema

La date des vendanges est également un élément fondamental sur la réussite du vin à venir : une date précoce permettra de préserver une plus grande acidité, car l’acidité des baies baisse plus les raisins sont récoltés tard…
Ce sont donc des éléments déterminants qui sont choisis minutieusement par le vinificateur aidé par son œnologue conseil au regard de l’importance du taux d’acidité !


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Millésime des Vins : A quoi correspond la date inscrite sur la bouteille ?

Qu’est-ce qu’un Millésime ? À quoi correspond la date inscrite sur la bouteille de vin ?

Vous vous êtes déjà posé cette question, une ou même plusieurs fois ? On vous explique ici comment la date de la bouteille est déterminée et surtout pourquoi parle-t-on de millésime !

Le Millésime du vin : C’est l’année de la vendange !

Lorsqu’on parle du millésime d’un vin on se réfère à l’année des raisins !  Cela permet par la suite de comparer les années.

La météo a un énorme impact sur la qualité des raisins en train de pousser et certaines années sont connues pour être meilleures que d’autres.
Le fait de se référer à l’année des raisins est donc très pratique dès qu’on commence à s’intéresser au monde du vin et surtout lorsqu’on achète des vins pour les faire vieillir en cave : il sera plus judicieux de sélectionner les meilleurs millésimes, car ce sont eux qui vous offriront le meilleur potentiel de garde et les vins les plus intéressants.

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Pourquoi ne pas se référer au moment de la mise en bouteille ?

Vous vous êtes déjà demandé si l’année correspondait à la mise en bouteille ? Ou pourquoi on préfère se référer à l’année des raisins ?

Plusieurs raisons permettent d’affirmer que l’année des raisins est la plus utile pour les vignerons, tout comme pour les consommateurs :

  • C’est un système uniformisé, qui est utilisé dans le monde entier et qui permet donc de comparer les années de vendanges de toutes les régions du monde,
  • En fonction des vignerons et du type de vin qu’il souhaite réaliser, la date de mise en bouteille peut varier de quelques mois à plusieurs années ! La date des vendanges reste donc le meilleur moyen de comparer les vins d’une même année !

Certains vignerons préféreront réaliser des vins simples, et procéderont à l’embouteillage quelques semaines après la fermentation alcoolique, tandis que d’autres types de vins impliqueront un passage en cuve et/ou en barrique plus ou moins long.

Cela ne permettrait donc pas de comparer les vins sur un même pied d’égalité : il serait nécessaire de savoir combien de temps s’est écoulé entre la récolte et la mise en bouteille. D’autant plus que cette information n’est pas toujours indiquée sur la bouteille et cela compliquerait inutilement la tâche du consommateur pour s’y retrouver. (Qui a envie de faire des maths en choisissant sa bouteille de vin ?? 😉 ).

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Comment fait-on pour choisir un bon millésime ?

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un bon millésime ?!

Lorsqu’on veut choisir l’année de la bouteille c’est bien parce qu’on a entendu parler de « l’effet millésime » et des variations de qualité qui peuvent en découler.

L’effet millésime : c’est l’impact du millésime sur la qualité des raisins et sur le goût final du vin. La même parcelle de vignes, vinifiée de la même façon offrira des résultats différents d’une année sur l’autre car les conditions climatiques peuvent faire grandement varier la maturité finale des raisins.

Ainsi il est intéressant d’essayer de se souvenir si dans telle ou telle région les conditions étaient plutôt bonnes, avec un bel ensoleillement, si l’ensoleillement était tellement bon que l’on était presque en situation de sécheresse ou bien si le printemps et l’été ont été pluvieux, favorisant les maladies cryptogamiques et ralentissant la maturité des raisins…

L’effet millésime combiné au travail du vigneron : La qualité parle d’elle-même !

Certains producteurs chercheront à combattre « l’effet millésime » car leur but est d’offrir un vin uniforme d’année en année pour satisfaire le consommateur.
Pour un vigneron qui achète des raisins en faisant du négoce : cela passera par une sélection des raisins pour permettre de masquer cet effet et tout le travail de l’œnologue sera d’ajuster les différents jus pour réaliser un assemblage quasi-identique chaque année.

D’autres producteurs, surtout les producteurs bio et biodynamique impliqués dans leur travail de vigneron-récoltant ne pourront (et ne voudront) pas intervenir de cette façon sur leurs raisins.
Cela passera alors par des techniques plus naturelles qui permettront à leurs vignes d’amener plus facilement les raisins à une maturité optimale.
Par exemple : dans les années sèches ils privilégieront un léger labour de leurs parcelles permettant à la vigne de bénéficier au mieux des ressources en eau, en évitant que l’herbe ne vienne concurrencer la plante. Au contraire dans les années pluvieuses, cet enherbement sera conservé pour permettre à la terre de mieux absorber l’abondance d’eau et lutter contre l’érosion due au ruissellement.

Le travail de taille des vignes permettra également de lutter contre un trop fort ensoleillement : on conservera plus de feuilles les années où le soleil est très présent pour éviter qu’il ne « brûle » les raisins. Dans les années pluvieuses : au contraire on coupera beaucoup plus les feuilles trop touffues pour permettre d’aérer la vigne en laissant le vent passer entre les branches pour sécher les raisins. Cela permet de lutter efficacement et naturellement contre les risques de maladies cryptogamiques très élevés ces années-là…

Ainsi on le voit : l’effet millésime et le travail du vigneron auront un impact important sur le goût final du vin.

Et c’est dans les années réputées mauvaises que l’on distingue réellement qui travaille miraculeusement bien et qui ne sait faire du vin que lorsque les conditions climatiques sont favorables !

C’est aussi de cette façon que l’on reconnaît les bons vignerons !


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Monocépage : Qu'est-ce qu'un Vin de cépage?

Qu’est-ce qu’un Vin de Cépage ?

Pourquoi parle-t-on de « vin de cépage » ou de « monocépage » pour certains vins ?

Tout d’abord savez-vous ce qu’est un cépage ?
Pour faire simple c’est une variété de raisin, et si vous voulez en savoir plus, reportez vous directement à la fiche qui est consacré à la définition de ce mot, on vous explique tout ce que vous pouvez vous demandez et même plus !

Un Vin de Cépage n’est réalisé qu’avec une seule variété de raisin !

On ne peut pas faire plus simple comme définition !
En effet, qu’on l’appelle « Vin de Cépage » ou « monocépage », cela désigne la même chose : un vin qui n’est réalisé qu’à partir d’une seule et même variété de raisin, donc d’un seul cépage.

C’est un vin qui sera représentatif de son cépage : il en aura les caractéristiques propres et comme aucun assemblage n’est réalisé, ce sont souvent les vins les plus simples à identifier lors des dégustation « à l’aveugle ».

Tradition ou choix intentionnel du vigneron

Pourquoi certains vins sont-ils issus d’un assemblage quand d’autres sont des monocépages ?

Cela peut être lié à plusieurs facteurs :

  • dans certaines régions il est traditionnel de réaliser des vins avec un seul cépage,
    ex : en Alsace, dans la Loire, le Jura ou la Bourgogne, notamment à Chablis ont a traditionnellement des vins réalisés à partir d’une seule variété de raisin (en totalité ou en grand majorité),
  • le vigneron souhaite mettre en avant les caractéristiques propres d’un cépage spécifique et il vinifiera certaines de ses cuvées (ou la totalité de ses vins) pour réaliser des vins de cépage.
    ex: alors que ce n’est pas propre à la région, Michel Chapoutier réalise ses vins en pleine propriété avec seulement deux cépages : un pour les rouges (la Syrah), un pour les blancs (la Marsanne), le but étant de mettre en avant les différences qui existent entre les terroirs. Les arômes varient, mais pas le cépage, cela mettant en exergue les autres facteurs qui influent sur les vins.